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mercredi 23 mars 2011

Bla Bla Bla

Qui eût cru qu'une journée entre les murs de Bissanures pouvait s'avérer agréable?
Enfin, dans cet établissement, agréable est un mot à utiliser avec précaution. Disons juste que cette journée fut moins pénibles que les dernières passées ici.

Tout d'abord parce que la soleil était si haut dans le ciel que ma cellule s'est retrouvée totalement inondée par son intense lumière et sa douce chaleur qui m'a permis de me ressourcer et de reprendre des forces.

Ensuite parce que le Seigneur Fallador fêtait aujourd'hui ses 53 ans et que l'orgueil et l'égocentrisme qui lui gonflent le coeur l'obligent à faire savoir au plus grand nombre de ses citoyens qu'il s'agit d'un jour à célébrer.
Bien sûr, les détenus ne sont pas conviés aux festins d'anniversaire des Grands Homme (pas plus que le peuple, à dire vrai), mais le repas servi dans les prisons est, ce jour-là et les six jours qui suivront, digne de porter le nom de "repas".
On m'a apporté un bol de soupe verte dont le délicieux goût m'a brulé le palais avant de disparaître au fond de ma gorge. Une grosse miche de pain accompagné d'un fromage battu m'ont également été servi et j'ai reçu un orange et une banane en guise de dessert.

Je suis rassasié et rasséréné et je sais que je le serai pendant toute une semaine.

Pour ponctuer la fête, les détenus ont reçu le droit de se promener dans les parcs de la Seigneurie et d'en visiter les échoppes (sous haute surveillance des gardes du Palais, bien sûr).
Je suis entré dans une librairie à l'intérieur de laquelle j'ai trouvé plusieurs ouvrages au résumé passionnant.
Malheureusement, ma bourse était restée dans ma cellule et le commerçant à refuser de porter les livres en crédit ou de les réserver jusqu'à ma prochaine visite (sans doute parce qu'il savait que je ne risquais pas de revenir de sitôt).

Peu importe, je contemple à nouveau les étoiles, mais je suis un peu plus serein qu'hier soir.
Et un peu moins affamé aussi...

Cette nuit sera sans doute plus agréable que les 4 dernières que je viens de passer dans cette sinistre prison.

Un partisan vient de m'apporter une pile épaisse de couvertures. J'en ai disposé la moitié sur le sol et me suis recouvert de l'autre moitié.
Je pourrais créer une chaleur artificielle mais aucun des livres que j'ai sous la main ne mentionne le soleil, ni même le feu.
Peut-être Numéro Quatre, mais je n'en ai pas encore lu suffisamment pour le savoir.
Et je sens déjà le sommeil me gagner.
Je verrai cela demain.

Les étoiles brillent, très haut dans le ciel.
Je me demande si certaines d'entre elles m'observent...

Est-ce qu'elles ricanent?
Est-ce qu'elle s'apitoient?
Est-ce qu'au moins elles compatissent?

mardi 22 mars 2011

Il est près de 20h30.
Je suis allongé et je regarde la lune... Etrangement, elle semble plus grosse que d'habitude.
Sans doute un effet d'optique.

Un bout de pain trop cuit, deux carottes et un bol d'eau rempli d'artémies, mon seul repas de la journée.
Le tout posé sur un plateau de métal cabossé, apporté par un gardien qui se gonflait le torse par fierté ou par intimidation.

Le bruit de tout à l'heure, c'était ça.
L'heure du repas...

Je n'ai pas touché à l'eau, pour l'instant, je tiens le coup.

L'éclat de la lune est incroyablement vif et intense.
Je vais en profiter pour lire quelques pages.

Je sais...
Vous vous demandez comment j'ai pu être assez fou pour rédiger une critique qui me vaut l'emprisonnement.
Il eût certainement été plus judicieux de graisser la patte de Fallador en lui rendant une chronique édifiante et gratifiante.

J'ai entendu dire (un jour, quelque part), qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
Eh bien la responsabilité des Enlivreurs et de toujours rédiger des chroniques sincères, reflétant ce qu'ils ont réellement pensé de l'oeuvre qu'il jaugent et jugent.

Plus qu'une responsabilité, il s'agit avant tout d'une contraire enfouie au plus profond de notre être, parcourant nos veines comme la sang qui irrigue notre coeur et nous permet de vivre; un Enlivreur ne peut mentir. Il n'en a ni la permission, ni la possibilité.

Condamnés à ne rédiger que nos pensées vraies, nous nous attirons souvent les foudres d'auteurs irascibles et orgeuilleux.
Preuve en est, me voici emprisonné à Bissanure, la prison des traîtres, des voleurs et des criminels.

Oh j'ai de l'espace, ma cellule est aussi grande q'un garage de voiture, mais l'endroit n'en est pas joyeux pour autant: des barreaux de fer noir, épais comme mon poignet; des murs de pierres, taillées il y a des siècles de cela, couleur sable; et pour seule luminosité, une ouverture dans le plafond, munie elle aussi de barreaux... Comme si quelqu'un était capable de s'élever à plus de cinq mètres de hauteur sans échelle et sans corde.
Je dois sans doute être au dernier étage et...

Un bruit ... !
Quelqu'un approche... !