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mardi 22 mars 2011

Je sais...
Vous vous demandez comment j'ai pu être assez fou pour rédiger une critique qui me vaut l'emprisonnement.
Il eût certainement été plus judicieux de graisser la patte de Fallador en lui rendant une chronique édifiante et gratifiante.

J'ai entendu dire (un jour, quelque part), qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
Eh bien la responsabilité des Enlivreurs et de toujours rédiger des chroniques sincères, reflétant ce qu'ils ont réellement pensé de l'oeuvre qu'il jaugent et jugent.

Plus qu'une responsabilité, il s'agit avant tout d'une contraire enfouie au plus profond de notre être, parcourant nos veines comme la sang qui irrigue notre coeur et nous permet de vivre; un Enlivreur ne peut mentir. Il n'en a ni la permission, ni la possibilité.

Condamnés à ne rédiger que nos pensées vraies, nous nous attirons souvent les foudres d'auteurs irascibles et orgeuilleux.
Preuve en est, me voici emprisonné à Bissanure, la prison des traîtres, des voleurs et des criminels.

Oh j'ai de l'espace, ma cellule est aussi grande q'un garage de voiture, mais l'endroit n'en est pas joyeux pour autant: des barreaux de fer noir, épais comme mon poignet; des murs de pierres, taillées il y a des siècles de cela, couleur sable; et pour seule luminosité, une ouverture dans le plafond, munie elle aussi de barreaux... Comme si quelqu'un était capable de s'élever à plus de cinq mètres de hauteur sans échelle et sans corde.
Je dois sans doute être au dernier étage et...

Un bruit ... !
Quelqu'un approche... !

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